Renard argenté

Marmelade d’oranges amères

Comme promis, après la confiture de citron et la marmelade de trois agrumes, voici la recette de la marmelade d’oranges amères. C’est la saison actuellement, et la saveur de cette marmelade est incomparable avec celle d’orange douce (très bonne au demeurant mais sans ce côté corsé qui accompagne à merveille les scones et les pancakes ^.^).

Ici la préparation se fait en trois jours (voire 4), afin de bien confire les écorces. J’insiste mais il faut bien entendu des oranges bio si on ne veut pas déguster un concentré de pesticides. J’ai suivi les proportions données par la recette originale, ce qui donne beaucoup de pots de confitures – une bonne douzaine ! Vous pouvez allègrement diviser les proportions par deux et avoir quand même un stock pour l’année 🙂

Ingrédients :

  • 1.5kg d’oranges amères (soit une douzaine de fruits)
  • 2 citrons
  • 25dl d’eau (2dl par fruit), soit 2.5L 😉
  • 3kg de sucre (et ce n’est pas trop, sinon la marmelade serait vraiment très très amère).

Préparation :

Jour 1 : 

  • Presser les oranges et les citrons au presse agrumes. Garder les pépins et les mettre dans un nouet qui servira à faire prendre la confiture.
  • Couper les pelures, grossièrement ou finement selon votre goût. Si l’écorce semble épaisse, avec beaucoup de peau blanche, enlever grossièrement cette épaisseur au petit couteau.
  • Verser les morceaux d’écorce dans le jus et laisser macérer une nuit (avec le nouet).

Jour 2 :

  • Porter à ébullition pendant 1 heure à découvert, puis laisser de nouveau macérer une nuit.

Jour 3 :

  • Verser les 3kg de sucre, laisser se dissoudre pendant 3 heures.
  • Puis porter de nouveau à ébullition pendant 1 heure en remuant de temps en temps. La confiture prend une couleur ambrée. Quand elle est assez cuite, mettre en pots stérilisés.

Cette dernière étape peut aussi être réalisée le 4e jour, si on rentre trop tard du travail pour tout faire dans la soirée 😉

 

Renard argenté

Marmelade de trois agrumes

Janvier est la période idéale pour trouver des agrumes « originaux », que ce soit les oranges amères ou les citrons bergamote – que j’ai découvert d’an dernier à l’étal bio de mon petit marché. Comme c’est un peu le seul endroit où je peux trouver des oranges amères et des citrons bergamote bio, je fais le plein pour faire des marmelades. Celle d’oranges amères est encore en préparation (elle se fait sur trois jours) mais la marmelade de trois agrumes est déjà en pots, avec ses parfums d’orange douce, pamplemousse et bergamote !

Comme toujours pour les confitures d’agrumes, je ne jure que par le bio, puisque les zestes voire les peaux entières rentrent dans la confection. Ici, je n’ai utilisé que les zestes, ce pourquoi la préparation est plus rapide (les zestes confisent plus vite et sont moins amers). Mes pamplemousses et citrons avaient une peau trop épaisse pour qu’elle soit ajoutée à la confiture – cela donne de l’amertume.

Ingrédients (pour 1kg de confiture environ) :

  • 8 oranges douces
  • 2 pamplemousses
  • 2 gros citrons bergamote
  • 1kg de sucre
  • 15dl d’eau

Préparation :

  • Zester finement les agrumes. Peler à vif les oranges et les pamplemousses (veiller à recueillir le jus), et presser le jus des citrons.
  • Garder les pépins pour les mettre dans un nouet et faciliter la prise de la marmelade.
  • Détailler les oranges en quartier, et détailler les pamplemousses en suprêmes pour enlever leur membrane, trop épaisse.
  • Mettre le tout dans un saladier, verser le jus de citron par dessus, et ajouter 300g de sucre.
  • Laisser reposer une douzaine d’heure.
  • Une fois le temps passé, verser le tout dans une marmite, ajouter encore 300g de sucre et 15 dl d’eau et laisser frémir pendant une bonne heure (ne pas oublier de mettre le nouet avec les pépins au milieu).
  • Au bout d’une heure, ajouter le reste de sucre et laisser encore cuire 40 minutes. Le volume doit avoir diminué d’un tiers environs.
  • Vérifier la prise de la marmelade avant de mettre en pots stérilisés, les retourner pour faire le vide.

Je suis un peu monomaniaque en hiver pour les confitures, après celle de pamplemousse à la rose et de citron, la prochaine qui viendra sera la marmelade d’orange amère !

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Velouté de chou-fleur au chèvre et à l’orange

Velouté de chou-fleur au chèvre

J’avais un chou-fleur dans mon panier fermier, des oranges bios, du fromage de chèvre dans mon frigo… et la recette du Velouté de chou fleur, fromage de chèvre et zestes d’oranges de chez Papille et Pupilles sous le nez ! L’idée d’un velouté de chou-fleur au chèvre était intrigante, et j’ai poussé l’aventure jusqu’à ajouter de vrais zestes d’oranges dans la soupe, avec une pointe de curry pour réchauffer le tout (en gros, je n’ai pas suivi la recette à lettre, comme d’habitude).

Et bien, c’est surprenamment délicieux ! A refaire encore et encore, y compris en plat « chic » de fête car ce velouté de chou-fleur est d’un joli blanc, et les zestes d’oranges ajoutent du peps 🙂

Ingrédients (pour 4 bols) :

  • 1 belle tête de chou-fleur (la mienne faisait 750g)
  • 200g de fromage de chèvre frais (des palets pour moi)
  • le zeste frais d’une orange bio
  • 1/2L de bouillon de poule
  • du lait
  • 1cc de curry, sel et poivre

Préparation :

  • Détailler le chou-fleur en fleurette et cuire soit à l’eau, soit à la vapeur.
  • Si la cuisson est à l’eau, jeter l’eau de cuisson (cela amoindrira le goût du chou)
  • Préparer le bouillon de poule (1 cube de bouillon déshydraté pour 1/2L d’eau chaude), verser sur le chou-fleur.
  • Ajouter le fromage de chèvre, du lait pour compléter le niveau de liquide, les épices et le zeste d’orange (moins quelques filaments pour la décoration).
  • Porter à léger bouillon puis mixer le tout.
  • Servir votre joli velouté avec quelques zestes pour décorer.
Préparation pour bain de vapeur aux plantes

Préparation pour bain de vapeur aux plantes

Préparation pour bain de vapeur aux plantesInclu dans le kit de Noël « Spa à la maison » de maman, et présenté dans un HEMSMAK d’Ikea, ceci n’est pas une infusion (même si rien ne s’y oppose ^.^) mais un mélange pour bain de vapeur. Orienté visage (car il est difficile de transformer la salle de bain en vrai hammam), j’ai choisi des plantes bénéfiques pour les peaux matures et mixtes.

Les bains de vapeur sont un moyen très simple de nettoyer la peau : en dilatant les pores, la peau élimine les impuretés. Le mélange d’herbes est simplement à faire infuser dans un bol d’eau bouillante.

Les herbes peuvent varier en fonction des besoins, bien entendu.

Ingrédients :

  • Camomille (adoucissante et anti-âge)
  • Rose (réparateur et anti-âge)
  • Sauge (purifiant)
  • Romarin (purifiant)
  • Zeste de pamplemousse et orange séchés
  • Verveine
  • Cannelle moulue (avec parcimonie, les épices peuvent être agressifs pour la peau)

 

Mode d’emploi :

  • Verser l’eau bouillante dans un bol, et mettre une poignée d’herbes dedans. Se placer au-dessus du bol avec une serviette sur la tête, pour emprisonner la vapeur, et rester ainsi 5 minutes environ.
  • Procéder ensuite à un léger gommage, puis appliquer un soin hydratant.

 

Attention, si l’on a une peau fine, sensible ou sujette à la couperose, mieux vaut éviter ce genre de soin (ou le pratiquer anecdotiquement, après avoir appliqué un soin ou une huile protectrice).

Renard argenté

Biscuits à l’orange

La recette originale donne :

« Prenez la râpure d’un citron, ou celle d’une orange, six oeufs frais, quatre onces de farine et douze onces de sucre en poudre, mettre le tout dans le mortier ; lorsque vous en avez fait une pâte maniable, vous mettez en caisse et faîtes cuire comme les autres biscuits [vous les mettez dans un four médiocrement chaud. Lorsqu’ils sont suffisamment cuits, vous les retirez du four et les ôtez des moules].

Je n’ai fais que diviser en deux les proportions après avoir traduit les onces en grammes, ce qui donne comme ingrédients :

  • quelques pincées de zeste d’orange,
  • 3 oeufs frais,
  • 60g de farine
  • 170g de sucre.

 

La texture s’apparente un peu à celle d’une pâte à crêpes épaisse, et je les trouves meilleurs encore chauds, imbibés de sirop d’orange.

Renard argenté

Compotée de tailladins d’orange au sirop

De la Table du Bon Roi Stanislas, je garde un très bon souvenir, et l’envie d’y retourner. Ambiance, cuisine, et explication des petits plats tous plus imprononçables alléchants les uns que les autres… et en dessert, le tailladin d’oranges aux fruits secs.

Mes parents n’avaient pas vraiment d’idées pour le dessert du Réveillon de Noël. Moi, l’envie de refaire ce tailladin. Le web reste assez muet sur la recette, expliquant juste que le tailladin est un terme de confiserie pour désigner de fines tranches d’orange ou de citrons. J’ai trouvé dans un vieux bouquin une recette de « compotée de tailladins d’orange », assez obscure (on parle de blanchir les oranges…). J’ai composé avec ça et mes souvenirs gustatifs. Et le résultat… je vous laisse juger 🙂

Attention, ce dessert est à préparer la veille, pour que les fruits secs aient bien macéré.

Ingrédients (pour 5/6 personnes) :

  • 8 oranges
  • une poignée de pruneaux
  • une poignée d’abricots secs
  • eau et sucre pour le sirop baumé.

Préparation :

  • Zester finement les oranges. Les peler à vif et extraire les quartiers d’orange sans leur peau transparente. Pas très compliqué, mais assez long… Eviter de perdre du jus, il servira pour le sirop.
  • Dans une casserole, faire un sirop de sucre en mettant autant de liquide que de sucre (compter dans le liquide le jus des oranges). Quand le sucre est dissolu et que le sirop commence à s’épaissir, verser délicatement les oranges avec leurs zestes.
  • Donner trois bouillons successifs. Reverser dans le saladier et ajouter les abricots et les pruneaux. Laisser macérer une journée.
  • Quelques heures avant de servir, faire réduire le sirop à part quelques minutes et reverser sur les fruits.

Pour accompagner, j’ai réalisé des biscuits à l’orange (j’avais prélevé quelques pincées de zeste d’orange en prévision), des truffes au chocolat et disposé quelques macarons nancéens aux amandes.

Renard argenté

Brioche cocote

Le week-end dernier, avec ma mère, nous sommes allées à la minoterie par chez mes parents… et j’en ai ramené 6kg de farine : blanche, sarrasin, et un mélange “céréales et fruits”, une farine de blé avec dedans des flocons d’avoine, de seigle, de maïs, de blé et d’orge, de la semoule de blé dur, du citron et de l’orange confite, des pommes, des abricots, de la papaye et de la mangue confit… Autant dire qu’il n’y a pas besoin de rajouter quoi que ce soit dans le gâteau 🙂 (ils font plein de mélanges super sympa, j’ai aussi de la “Plaisant’thym”, avec du thym et d’autres herbes dedans, que j’essayerai en muffins salés).

Et, il y a quelque jour, je vois passer cette recette sur mon Netvibes… Une brioche cuite en cocotte, voilà qui réduit mes craintes face à la cuisson de ce met dans mon scrogneugneu de mini-four ! Et l’occasion d’utiliser cette farine spéciale…

J’ai, forcément, modifié la recette 😉 J’étais étonnée, par contre, par l’absence de beurre dedans… mais je n’ai pas retouché à ça.

Ingrédients :

  • 250g de farine “Céréales et fruits”
  • 1/2 sachet de levure briochin
  • 1 pincée de sel
  • 40g de sucre
  • 75g de lait
  • 2 bouchons d’eau de fleur d’oranger
  • 1 œuf

Préparation :

  • Mélanger la farine, le sel, le sucre et la levure.
  • Creuser un puits (j’adore faire ça, c’est l’une des premières choses que j’ai dû apprendre en cuisine avec M’man, quand j’étais toute petiote : “Tu creuses le puits, voilà… je verse le lait dedans, et toi tu remues doucement… Doucement, hein ! pas mettre de la farine de partout… Mais ! Qu’est-ce que j’ai dit !” :D), casser l’œuf dedans et bien mélanger. Refaire un puits pour le plaisir 😉
  • Faire tiédir le lait avec la fleur d’oranger — la pâte lève mieux si le lait est tiède. Verser dans le puits, bien mélanger. Couvrir le saladier d’un torchon, et laisser lever la pâte deux heures.
  • Chemiser la cocotte. Au bout de deux heures de levée, refaire une boule de la pâte et la mettre dans la cocotte. Fermer le couvercle, et laisser lever de nouveau une heure.
  • Puis, enfourner 40 minutes (1h pour moi) à four froid, 220°C.
  • Laisser tiédir, et déguster au p’tit déj’…

Je tiens à dire que je suis fière de ma brioche, c’est la première fois que j’en réussi une aussi bien que ma mère 🙂 Bon, elle n’a pas gonflé autant que je l’espérais… il faudra donc que je réessaye, zut alors ! 😀

Variante aux agrumes

J’ai repris ma recette de brioche en cuisson cocotte pour faire une variante aux agrumes, pour le petit déjeuner (celle qui embaumait mon appart ;)). Je pensais accueillir deux Empereurs affamés, mais Julien ayant préféré son hôtel (sous prétexte que sa valise était trop lourde à charrier et qu’en plus il pleuvait), Gilles a pu manger sa part 😀

Ingrédient :

  • 250g de farine blanche
  • 15cl de lait
  • 40g de sucre
  • 1 œuf
  • 1/2 sachet de levure briochin
  • 2 poignées d’écorces d’orange et de citron confits
  • le zeste d’une orange non traitée
  • deux bouchons d’eau de fleur d’oranger

Préparation :

  • Mélanger la farine, la levure, le sucre et les agrumes coupés, mélanger. Creuser un puits.
  • Battre l’oeuf dans un bol avant de l’ajouter à la pâte en évitant les grumeaux.
  • Faire chauffer le lait dans une casserole avec l’eau de fleur d’oranger.
  • Ajouter à la pâte, jusqu’à obtenir une pâte homogène.
  • Laisser lever dans le saladier avec un torchon au dessus, pendant 3h minimum (personnellement, j’ai laissé lever tout l’après-midi, quand j’étais au boulot).
  • Chemiser une cocotte, verser la pâte dedans et laisser lever encore une heure.
  • Enfourner à froid et laisser cuire 40 minutes à four normal (1h30 pour moi), 180°C.
Renard argenté

Confiture de kakis aux agrumes

Dans le jardin de mon  grand-père il y a… un plaqueminier 🙂 Comme le nom de cet arbre ne l’indique pas, il fait des kakis, ces fruits oranges que l’on mange après les gelées, quand ils sont blets et qu’ils s’écrasent entre les doigts. La texture et le goût sont étranges, mais pas désagréables : un peu douceâtre au coeur, plus âpre quand on se rapproche de la peau. C’est bon.
Donc, dans le jardin de mon grand-père, il y a ça, et seule ma mère et moi aimons les kakis. Seulement, la production est trop grande pour seulement nous deux, et puis les kakis sont astringents, donc on évitera d’en manger trop. La solution — parce que la nourriture, ça ne se jette pas — est donc d’en faire de la confiture. Ma mère en a fait une première bassine, mais elle a râclé les peaux, ce qui donne une confiture un peu âpre et peu conseillée pour les estomacs fragiles.
J’ai fait la deuxième bassine en suivant mon nez — et il est fin 😉 —, et le résultat est moins âpre — bon, le kaki à la base, ça l’est, âpre, c’est sa nature, mais là ça ressort moins et on n’a pas l’impression d’avoir une langue de bois après.

Ingrédients (pour 3 pots de 300 g environ)

  • 1 kg de kakis bien mûrs (c’est simple, quand ils sont mûrs, ils s’écrasent ; mais c’est seulement à ce moment-là qu’ils sont bons, sinon, c’est comme manger… je sais pas… de la pierre ponce ?)
  • 600g de sucre
  • Le jus d’un 1/2 pamplemousse
  • Le zeste d’un citron et ses quartiers
  • 50g d’orange confite
  • Gingembre
  • 1/2 gousse de vanille
  • 2 bouchons de rhum

Préparation

  • Prélevez la pulpe des kakis sans râcler la peau. Je vous aurais prévenus 😉
  • Mettez la pulpe dans la bassine à confiture, le jus du pamplemousse (et son zeste s’il n’est pas traité), le zeste du citron, les quartiers de citron pelés à vif (si vous y arrivez… ce fut un échec pour cette fois :s), l’orange confite, les épices et le sucre.
  • Laissez macérer avec le sucre (seulement 600g, parce que sur le kilo de kakis de départ, il y a eu du déchet…) jusqu’à ce que le sucre soit dissoud (soit environ 40 min).
  • Ajoutez le rhume rhum (oui, c’est l’hiver, pourquoi ?) et portez à ébullition pendant 6 à 7min (à gros bouillon et sans décesser de remuer).
  • Mettez en pot et faites-vous une tartine avec ce qu’il reste sur les bords de la bassine 🙂

J’aurais bien fait aussi de la gelée de pommes au citron vert, mais je suis la seule à aimer ça chez mes parents… ça attendra quand j’aurais un chez-moi 🙂

Ré-édition du 19 décembre : Confiture de kakis à l’orange et au citron

Mon grand-père nous en a de nouveau donné… 2kg. J’ai donc fait une variante :

  • 2kg de kakis,
  • 1 orange et son zeste grossièrement râpé (avec la grosse râpe, quoi),
  • 1 citron traité de même façon.
  • 1,5kg de sucre.

Le traitement se fait de la même façon : réservez la pulpe, ajoutez les zestes et les jus, le sucre, laissez mariner 1h, et faites cuire ensuite à gros bouillons. C’est encore meilleur qu’avec le pamplemousse !