Renard argenté

Tarte aux poires façon mendiant

Et voilà le dessert d’un mini-moot impromptu !

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 200g de farine
  • 85g de sucre glace
  • 1 oeuf
  • 100g de beurre doux en dés.

Garniture :

  • 3cs de noisette en poudre
  • 3 poires (Angélys en l’occurence, je ne connaissais pas)
  • Une poignée de pistaches décortiquées NON SALEES
  • Une poignée de pignons de pin
  • Une poignée d’amandes effilées
  • 2cs de miel

Préparation :

  • Préparer la pâte en mélangeant le beurre en dés avec la farine, le sucre et l’oeuf battu. Laisser reposer au frais 10 minutes.
  • Etaler la pâte et la déposer au fond du moule à tarte. Piquer, et saupoudrer de noisette en poudre. Cuire à blanc une dizaine de minutes.
  • Pendant ce temps, faire torréfier les pistaches, pignons et amandes, à sec dans une poêle. Prendre garde à bien remuer régulièrement.
  • Peler les poires et les couper en tranches.
  • Disposer sur le fond de tarte, répartir les fruits torréfiés dessus, et dans la poêle encore chaude, faire fondre le miel (et là l’appart’ est définitivement parfumé). Verser sur le tout.

Enfourner 30 minutes à 180°C.

Renard argenté

Tarte méditerranéenne aux abricots

Énième variante, pour les 50 ans de mon père, de la tarte aux abricots. Une pâte à l’huile d’olive, un appareil amande-miel-fleur d’oranger, et des oreillons d’abricots ampuisais congelés cet été.

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 250g de farine
  • 4cs de sucre
  • 6cl d’huile d’olive
  • de l’eau

Pour l’appareil :

  • Un œuf
  • beaucoup d’amandes en poudre
  • du miel
  • de l’eau de fleur d’oranger

Pour la garniture :

  • des oreillons d’abricots
  • des pignons de pins
  • un peu de confiture de framboises

Préparation :

Préparer la pâte : mélanger la farine et le sucre, ajouter petit à petit l’huile d’olive, et encore plus petit à petit l’eau jusqu’à obtenir une pâte souple. Étaler la pâte et la poser au fond du plat fariné.

Dans un bol, mélanger l’œuf battu avec les amandes en poudre, le miel ; ajouter petit à petit la fleur d’oranger. Étaler le mélange au fond de la tarte.

Déposer les oreillons et les pignons, et enfourner 30 minutes à 220°C.

Renard argenté

Cuisses de canard au champagne et spätzles « à la Catherine »

Cette recette est un hommage aux agapes de Nicolas le Floch*, et sera donc présentée comme les innombrables ripailles du marquis au cours de ses aventures, narrées par l’excellent Jean-François Parot.

La tablée de Monsieur de Noblecourt se trouvait joyeuse, comme à l’accoutumée, et même un peu plus. Car était invitée, en sus des habitués de ces agapes raffinées, une hôtesse qui ne lassait de surprendre par ses inventions culinaires. La jeune comtesse Stefana Petrovna, piquante russe qui faisait les délices des salons par son esprit vif et sa répartie fine, était aussi cuisinière experte. Venue de la Cour de Russie, elle était en visite à Versailles et avait fait la connaissance de Nicolas lors d’un petit souper de la Reine. Admiratif de la jeune femme, Nicolas l’avait décrite à son mentor de la façon la plus courtoise qui soit, et M. de Noblecourt n’avait eu dès lors de cesse d’accueillir à sa table un de ses esprits qu’il aimait à compter dans ses amis. C’est donc tout naturellement qu’elle fut admise dans le petit cercle des habitués de la rue Montmartre.

Aussi la trouvait-on souvent au souper, vêtue à la mode de Russie, affichant clairement son originalité qui tranchait à la Cour avec les tenues des nobles dames. Elle s’était mise au fourneau, et avec l’aide de Catherine, elle promettait de se surpasser encore cette fois-ci. Quand elle apparut, portant le plat de service couvert d’argent, tous humèrent avec délice le parfum qui l’entourait. Mouchette, profitant de la distraction générale, en profita pour monter sur la table.

— Les cuisses de canard au champagne et ses spätzles à la Catherine ! annonça la jeune femme, avant de soulever le couvercle, guignant de coin le regard de M. de Noblecourt, illuminé déjà de convoitise à l’énoncé du plat.

— Vous connaissant, ma chère, vous aurez trouvé quelque façon de rendre cet énoncé encore meilleur qu’il n’y paraît ! fit le vieil homme.

— Je gage que la demoiselle n’a su se passer de l’usage du miel, ajouta Secmagus, qui connaissait déjà ses manies.

— Effectivement, sourit-elle. Champagne, miel et un mélange d’épices de ce que vos voisins belges nomme « speculoos », où l’usage de la cannelle prédomine.

Elle prenait déjà les couverts pour faire le service.

— Pas si vite, pas si vite ! rit Nicolas. M. de Noblecourt vous en voudrait si vous ne nous comptiez par le menu ce qu’il est advenu de cette noble volaille !

— Exact. Vous savez bien qu’il est d’usage ici que les plats délicieux qui me passent sous le nez sans que la Faculté ne m’en autorise une bouchée, soit décrits afin d’être dégustés non seulement par le palais pour les chanceux, mais aussi par l’odorat et par l’ouïe !

— Soit, si vos estomacs peuvent résister un peu plus à un fumet qui mettrait à genoux le Tsar en personne !

— Vous savez bien que la faim aiguise les papilles, et nous n’apprécieront que mieux cette merveille après avoir languis de la trouver sous notre fourchette.

— La préparation est très simple, pour une fois. Procurez vous autant de cuisses de canard que de convives, un canard bien gras et bien nourri, et proprement vidé de son sang pour ne pas qu’il engorge la viande. Dans une grande casserole en fonte, jetez du beurre bien jaune. Pendant ce temps, entaillez la peau des cuisses et badigeonnez allègrement de miel les deux faces. Juste avant que le beurre ne mousse, veillez à y plonger vivement les cuisses de canard, la peau sur le dessous. Laissez saisir à feu vif en le retournant plusieurs fois, et cela étant fait, ramener le feu à un doux ronronnement. Versez alors sur la viande le champagne, à fleur, et ajouter un peu de poudre d’épices : assez pour parfumer, mais pas trop pour ne pas masquer le champagne. Il convient de laisser mijoter au moins une heure, pour que la viande s’imprègne des parfums. Et avant que de servir, demandez à Catherine de faire ses fameuses spätzles qui ne lassent pas d’accompagner les viandes parfumées.

— Nous connaissons la recette, mais ne nous lassons pas de l’entendre. Catherine, ne nous cachez rien, encore une fois !

— C’est bien simble, Monsieur. Des bâtes de chez moi cuites dans beaucoup de beurre, et barfumées de muscade. On les sert bien chaudes et dorées.

— Quand au jus de la viande, on ne le laisse pas se perdre, et le voilà dans la saucière prêt à humecter et la viande et les pâtes !

— Et quel nectar sert-on, quand la sauce est déjà si bonne ?

— Il ne faut pas risquer de déparer, et un champagne bien sec se trouvera en bonne compagnie.

Et l’on fit joyeusement le service. La conversation enjouée avant l’entrée de la comtesse connu, sitôt les assiettes remplies, un silence religieux, que seuls les soupirs de Cyrus et de son maître entrecoupaient. Fière de sa réussite, la jeune femme souriait, les yeux pétillants.

 

* L’Énigme des Blancs-Manteaux et autres, aux éditions 10/18. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Le_Floch

Renard argenté

Confiture de figues au miel et lavande

Mon grand-père avait ramassé beaucoup de figues bleues ce week-end, dont j’ai ramené un kilo pour en faire de la confiture — au miel et à la lavande, à défaut d’avoir du miel de lavande sous la main.

Ingrédients :

  • 1kg de figues bleues
  • 200g de miel neutre + deux jolies fleurs de lavandes (ou mieux : 200g de miel de lavande)
  • 300g de sucre

Préparation :

  • Faire chauffer le miel avec la lavande dans la casserole à confiture.
  • Ajouter les figues coupées en quartiers.
  • Saupoudrer du sucre et mélanger régulièrement.
  • Quand la confiture est cuite, enlever les brins de lavande et mettre en pot.

Je n’ai pas mixé les fruits, préférant garder les quartiers entiers… ça s’apparente plus à une compotée qu’à une vraie confiture, de fait 🙂

Renard argenté

Pain au miel de Mirkwood

Pas vraiment un pain d’épices, et souvent réalisé pour des sorties avec la Compagnie Du Dragon Vert, ici avec des fruits frais, mais parfois avec des fruits secs.

Ingrédients :

  • 350g de farine blanche
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de bicarbonate de soude.
  • 150g de poudre de noisette
  • 150g de miel
  • 10cl de lait
  • 1 oeuf
  • 150g de fruits rouges — framboises et cassis en occurrence

Préparation :

  • Mélanger la farine, la levure, le bicarbonate (qui sert à alléger la pâte, facultatif) et la poudre de noisette.
  • Ajouter le miel, puis l’oeuf battu dans le lait.
  • Mêler soigneusement les fruits rouges triés.
  • Enfourner une heure à 220°C (d’où le fait qu’il faille s’y prendre à la fraîche).
Renard argenté

Feuilletés chèvre et miel à la fleur de thym

En l’honneur des vingt ans de ma soeurette Tatiana, des petits feuilletés tout simple à faire et très chic, pour accompagner une salade verte et sa sauce au miel.

Ingrédients (pour 5 feuilletés) :

  • un rouleau de pâte feuilletée
  • 2 fromages de chèvre crémeux du marché
  • du miel
  • des pignons
  • du thym (ou même des fleurs de thym frais si c’est la saison et qu’on a un plan sous la main)

Préparation :

  • Dérouler la pâte.
  • Couper les fromages de chèvres en trois tranches, dans le sens de la largeur (pour avoir des ronds, quoi) (et trois tranches, on a dit, Obélix !). Disposer sur la pâte (qu’on coupera ensuite en 5 triangles).
  • Ajouter des pignons, une cc de miel, des fleurs de thym.
  • Découper les triangles. Refermer bord à bord les feuilletés.
  • Mélanger deux cuillères de miel à un peu d’eau tiède et badigeonner les feuilletés.
  • Enfourner 15-20 minutes à 180°C.
Renard argenté

Biscuits au miel

Après les étoiles, des petits biscuits au miel (c’est ma maman qui a fait la pâte, pendant que je travaillais aux étoiles :)).

Ingrédients (pour 15 biscuits) :

  • 250g de farine.
  • 2 jaunes d’œufs
  • 130g de beurre en parcelles
  • 1cs de zeste de citron râpés
  • 80g de sucre
  • 2cs de miel

Préparation :
Tamiser la farine ; au centre, rassembler les jaunes, le beurre, les zestes, le sucre et le miel.
Mélanger du bout des doigts, ramasser la pâte en boule et réserver 30min au frais.
Avec une poche à douille, déposer des petites couronnes de pâte (en l’occurrence, plutôt des longs boudins style churros, coupés en petits tronçons ensuite) sur sur une plaque beurrée (ou du papier sulfurisé).

Faire cuire 20min au four à 150°C.

Renard argenté

Baume à lèvres « Princesse russe »

Dans les contes de fée (je suis en train de me faire une cure de contes d’Afanassiev), les princesses ont souvent la peau blanche comme le lait, et des lèvres de miel… Je suppose que pour ces dernières, on ne parle pas de la couleur, mais du goût : le miel est réparateur et cicatrisant, donc fréquemment utilisé sur les lèvres par temps de froid.

J’ai réalisé un baume à lèvres pour Béatrice à la fine tresse, dite aussi « la Princesse aux yeux de coquillage » par son galant ;), très simple à fabriquer, et répondant aux critères « blanc comme le lait » « au goût de miel ». (Dans la foulée, je m’en suis refaite un, et un autre pour Cécile).

Ingrédients :

  • Beurre de karité
  • Cire d’abeille
  • Huile d’amande douce
  • Miel (de Florac)
  • Une pointe de couteau de mica or

Préparation :

  • Faire fondre la cire d’abeille au bain marie dans le pot qui servira à contenir le baume (j’utilise les petits pots de miel / confiture qu’on trouve dans les hôtels au petit déjeuner, quand ils ne donnent pas ces tristes pots en plastique).
  • Ajouter le beurre de karité, l’huile d’amande douce et le miel (je ne donne pas de proportion, du fait que je fais toujours au pif).
  • Quand tout est fondu, sortir du bain marie, laisser refroidir un peu et ajouter la pointe de mica or.

Appliquer à volonté… d’autant plus souvent qu’on le mange 😉