Renard argenté

Confiture d’abricot à la fleur d’oranger

En vacances chez mes parents, pays de vergers croulants cette année sous les abricots, j’ai profité des prix imbattables  (pour en plus des fruits de bien meilleure qualité et goût que ce que je peux trouver dans le nord)… et en plus des tartes, sorbets et compotes pour bébé, j’ai fais quelques kilos de confiture.

Je me suis inspirée de plusieurs recettes associant l’abricot à la fleur d’oranger pour réaliser la mienne. Elle se fait en deux jours et est un régal sur des crêpes chaudes !

Ingrédients :

  • 1,2 kg d’abricots
  • 1kg de sucre
  • 10cs de fleur d’oranger (pas de l’arôme artificiel, de la vraie fleur d’oranger)

Préparation :

  • La veille, rincer les abricots et les dénoyauter.
  • Couper les oreillons d’abricots en morceaux et laisser macérer toute une nuit avec le sucre.
  • Le lendemain, laisser cuire à feu moyen pendant 40 minutes à une heure jusqu’à ce que la confiture ait une bonne consistance.
  • Mixer le tout avant d’ajouter la fleur d’oranger.
  • Mettre en pot stérilisés et les retourner.

Le goût de fleur d’oranger est prononcé avec 10cs, vous pouvez en mettre moins selon votre goût.

Renard argenté

Macérât de calendula (souci)

Macérât de calendula

J’avais semé cette année des graines de souci des jardins, dans l’idée de cueillir les fleurs pour en faire un macérât. J’avais oublié un détail : ça attire tous les pucerons (qui au moins pendant ce temps ne se baladent pas sur mes autres plantes). ça et un coup de chaud pendant nos vacances et je n’avais guère que quelques fleurs utilisables…

Du coup, tant pis, ce sont des fleurs de calendula séchées (bio et prises dans une herboristerie) que j’utilise pour faire ce macérât (aparté : j’utilise indifféremment les mots calendula ou souci, c’est la même plante, mais j’aime bien le mot calendula ^.^)

Ses propriétés sont apaisantes et très utiles en hiver : cicatrisant, anti-inflammatoire, idéal pour les peaux sèches et rugueuses (comme les mains, pommettes et arrête du nez en hiver), j’ai renforcé ses propriétés avec une huile d’abricot (assouplissante, tonifiante, émolliente, en plus d’un effet bonne mine), avec aussi l’espoir que l’odeur d’abricot l’emporte sur celle du souci (j’ai déjà essayé avec de l’huile d’amande douce mais l’odeur est moins agréable).

Ingrédient :

  • Fleurs de calendula séché
  • Huile de noyau d’abricot (ou amande douce, ou olive, ou un mélange)

Préparation :

Le mode de préparation est très simple :

  • Dans un bocal en verre stérilisé et bien sec, mettre autant de fleurs de souci séchées que voulu, et recouvrir d’huile d’abricot et fermer le bocal.
  • Laisser macérer 1 mois (pas nécessairement au soleil, je préfère laisser macérer plus longtemps à l’ombre pour ne pas faire vieillir trop vite l’huile de base).
  • Filtrer et mettre dans un autre bocal tout aussi stérilisé et sec que le premier.

A utiliser pur ou en mélange par la suite, l’huile se conserve bien (même DLC que sur le flacon d’huile que vous avez utilisé à la base) sans ajout de conservateur.

 

 

Renard argenté

Tarte méditerranéenne aux abricots

Énième variante, pour les 50 ans de mon père, de la tarte aux abricots. Une pâte à l’huile d’olive, un appareil amande-miel-fleur d’oranger, et des oreillons d’abricots ampuisais congelés cet été.

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 250g de farine
  • 4cs de sucre
  • 6cl d’huile d’olive
  • de l’eau

Pour l’appareil :

  • Un œuf
  • beaucoup d’amandes en poudre
  • du miel
  • de l’eau de fleur d’oranger

Pour la garniture :

  • des oreillons d’abricots
  • des pignons de pins
  • un peu de confiture de framboises

Préparation :

Préparer la pâte : mélanger la farine et le sucre, ajouter petit à petit l’huile d’olive, et encore plus petit à petit l’eau jusqu’à obtenir une pâte souple. Étaler la pâte et la poser au fond du plat fariné.

Dans un bol, mélanger l’œuf battu avec les amandes en poudre, le miel ; ajouter petit à petit la fleur d’oranger. Étaler le mélange au fond de la tarte.

Déposer les oreillons et les pignons, et enfourner 30 minutes à 220°C.

Renard argenté

Crème bonne mine à l’abricot

Une crème qui aide à garder les couleurs difficilement gagnées au soleil. L’odeur d’abricot (donnée par l’extrait aromatique, même si l’huile d’abricot est bien parfumée aussi) se combine très bien à l’eau de fleur d’oranger, ce qui rend l’application très agréable 😉 Fanny a d’ailleurs craqué pour cette crème, ce pourquoi ce sera la première que je bloguerai 🙂

Phase acqueuse :

  • 20g d’HY de fleur d’oranger
  • 16g d’eau de source (ou d’eau déminée)

Phase huileuse :

  • 10g HV amande
  • 5g HV carotte
  • 5g HV noyaux d’abricot
  • 4g de cire émulsifiante

+ 8 gtt EPP, 8 gtt vitamine E, 12 gtt arome naturel abricot.

Au bain-marie, faire chauffer les huiles et fondre la cire émulsifiante. Porter les hydrolats à la même température (régulièrement, du moins… je ne le fais pas, personnellement ;). Diluer l’EPP dans les huiles, la vitamine E dans les hydrolats, puis verser les seconds dans les premières. Battre (au fouet ou à la fourchette) jusqu’à obtenir une belle texture, laisser refroidir pour ajouter l’arome en mélangeant de nouveau.

Cette recette était destinée à la fois pour le corps et le visage, je n’ai donc pas mis d’HE.

L’huile de carotte, comme l’huile d’abricot, est un bon préparateur pour le soleil, et permet de conserver le hâle plus longtemps. L’huile d’amande est assouplissante et l’hydrolat de fleur d’oranger hydratant (sans parler de son odeur ;)).

On peut tricher pour l’effet bonne mine en ajoutant des pigments en fin de préparation : ocre rouge et jaune pour obtenir une teinte abricot…

ça fait plus d’un mois que j’ai préparé cette crème, et elle se conserve très bien (enfin, il n’en reste plus beaucoup ;)). Pour le hâle, difficile à dire, cependant : je bronze difficilement, et puis bronzer en ville, pas évident 🙂 Mais son atout principal reste son odeur…

Renard argenté

Marmelade d’abricots ampuisais

Les meilleurs abricots au monde sont les ampuisais, variété locale de petits abricots tout ronds, tout doux, bien fermes et tendres, qui cueillis à maturité, fondent en bouche comme une compote douce. Pas une once d’acidité, raisonnablement juteux, et un goût de soleil – la perfection résumée en un abricot.

Il va donc de soit que je ne saurais que conseiller ces abricots, même si à défaut, des orangés de Provence pourraient faire l’affaire.

Ingrédients :

  • 1 kg d’abricots ampuisais dénoyautés
  • 700g de sucre

Préparation :

  • Rincer les abricots, les couper en deux et les dénoyauter.
  • Les mettre à macérer avec le sucre
  • Quand le sucre est dissous et que les oreillons baignent joyeusement dans un sirop orange, porter à ébullition, tout doucement,
  • et laisser cuire jusqu’à ce que la prise se fasse (je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je fais de la confiture, la prise se fait beaucoup plus lentement que ce qui est indiqué dans le bouquin… ou beaucoup plus vite. Enfin, jamais la durée précisée, quoi)

Vous pouvez décider de mixer les abricots, si comme mon papa vous aimez bien la confiture moulinée sans fil et sans morceau. Ou alors, vous trouvez tellement jolis ces oreillons devenus translucides et confits que vous les laissez tels quels dans le jus, parce que c’est beau, franchement. Ou encore, vous coupez la poire en deux et vous les marpaillez (je vous avais dit que j’aimais ce mot ! :)) avec un presse-purée.

L’abricot se marie bien avec la vanille, mais aussi avec la verveine, la menthe et le romarin, si l’on souhaite apporter une variante 🙂