Renard argenté

La sauce tomate façon Maman

Sauce tomate de ma maman

Après la ratatouille de mon papa ^.^

Je profite toujours des promos à la ferme sur les tomates (celles qui sont un peu trop mûres, un peu talées, pas idéales pour une salade, et donc vendues à 1€ le kilo) pour préparer des sauces tomates que je conserve en pots pour l’hiver (au moins pour une fois mon compagnon ne râle pas quand je veux garder des pots 😀 ). Les ingrédients peuvent varier mais voici la recette de la sauce tomate inspirée par celle que fait ma mère : adoucie par l’ajout de quelques carottes.

Ingrédients :

  • 2kg de tomates
  • 4 carottes
  • 4 oignons
  • 4 gousses d’ail
  • 1 bouquet d’herbes fraiches (sauge, basilic ou les deux)
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre
  • 2cs de sucre complet (ou sucre blanc si vous n’avez pas mais le sucre complet a un goût d’épice que j’adore marrier aux tomates 🙂 )

Préparation :

  • Faire bouillir de l’eau et ébouillanter les tomates.
  • Pendant ce temps, éplucher les oignons et l’aïl, émincer le premier et écraser le second. Faire revenir dans un grand faitout au fond arrosé d’huile d’olive.
  • Eplucher les carottes et les couper en rondelles, les ajouter aux oignons.
  • Peler les tomates et les épépiner, avant de les couper grossièrement et les verser dans le faitout.
  • Assaisonner (sucre compris) et ajouter les herbes, laisser mijoter à feu moyen une petite heure.
  • Avant d’arrêter la cuisson et de mixer la sauce, ébouillanter les conserves et les sécher avec un torchon propre.
  • Mixer la sauce, verser en pot et les fermer.

Je garde bien entendu toujours une bonne portion de soupe pour les pâtes – que je fais même cuire directement dans le faitout une fois vidé de sa sauce, pour donner encore plus de goût aux pâtes fraîches 🙂

Renard argenté

Gelée de groseilles rouges

Gelée de groseilles rouges

Exécutée comme le fait maman ! Je vais finir par mettre un pieds de groseillier et un de cassis sur ma terrasse, les confitures et sirops de ces fruits sont excellents 🙂

Ingrédients (pour un pot) :

  • 500g de groseilles
  • 5cl d’eau
  • 150g de sucre

Préparation :

  • Rincer et égrainer les grappes de groseilles et peser les fruits (on arrive généralement à 400, 450g)
  • Verser dans une casserole et ajouter l’eau. Porter l’eau à ébullition et laisser éclater les fruits pendant 5 minutes.
  • Passer au chinois (ou à la moulinette avec une grille très fine) pour extraire tout le jus et une partie de la pulpe, sans garder les graines. Il reste généralement 300g de jus.
  • Ajouter le sucre (je divise le poids du fruit par deux, pour garder l’acidité de la groseille) et faire cuire à feu doux jusqu’à ce que la confiture ai écumé et fasse la nappe.
  • Mettre en pot stérilisé et retourner les pots.

Et voilà !

Renard argenté

Ecosse – Château de Kinettles et Château de Glamis

Dernière étape de notre road-trip avant quelques jours de repos à Edimbourg, le château de Glamis, que nous n’avions pu qu’appercevoir depuis les jardins la dernière fois, par manque de temps. Cette fois nous avons pu y passer la journée et nous ne l’avons pas regretté !

Le Château de Kinettles sur la première photo était… notre B&B ! Nous n’avons pas pu résister à passer une nuit dans un château, même s’il n’était pas hanté – et nous n’avons pas regretté ! Cet endroit est magnifique et expérimenter la vie de château ne serait-ce qu’une nuit est un luxe sympathique 🙂

Quant au château de Glamis, il valait vraiment le coup d’y passer toute la matinée. La visite guidée regorge d’anecdotes sur l’histoire autant que sur les fantômes locaux, et les jardins sont superbes (mention spéciale à l’original jardin italien et au jardin clos avec son petit pont (et son panneau « interdit aux lapins ^^ »).

Renard argenté

Ecosse – Château de Balmoral

Le château de Balmoral est un endroit très courru en Ecosse, puisque c’est le château d’été de la famille royale d’Angleterre. Situé en plein milieu du parc National du Caigorms, dans l’endroit le plus désert et froid de toute l’Ecosse (il n’y a qu’en juillet qu’on peut espérer échaper au gel, et encore !), c’est une « petite » parenthèse fleurie et bien entretenue au milieu d’un paysage sauvage (en tout cas, au moins pendant l’été). Le château ne se visite pas du tout, et les audio-guides font la part belle à l’histoire royale – ce qui devient vite lassant quand on n’éprouve guère d’intérêt pour ces gens – mais ce qui concerne les jardins est intéressant.

Si cependant vous aimez, comme nous, passer des heures dans des châteaux à en apprendre toutes les anecdotes et histoires de fantômes, ce n’est vraiment pas à Balmoral qu’il faut aller. Vous en trouverez d’autres bien plus intéressants et ouverts.

(Du reste, les magasins de souvenirs et salons de thé pratiquent des prix exorbitants et complètement injustifiés !)

C’est le seul château qui m’ait déçue en Ecosse – il aurait sans doute fallu réserver un « safari tour » avec les gardes forestiers locaux pour avoir quelques informations beaucoup plus intéressantes sur le lieu et ses environs, voire des paysages sauvages et pour espérer rencontrer quelques animaux sauvages.

Renard argenté

Ecosse – Château Brodie et Abbaye de Kinloss

Nous avions déjà été, lors de notre précédent voyage, à Inverness et à Elgin. Nous tenions absolument à retourner au B&B que nous avions déniché, Ardgye House, un fantastique petit manoir avec une grande forêt attenante, pour un prix tout à fait modique au vue du cadre et de la qualité – et pour un délicieux petit déjeuner avec produits de la ferme, confitures maison de la tantine et oeufs ramassés par le grand-père et le petit-fils ^.^

Comme nous avions déjà exploré Inverness et Elgin, nous avons improvisé pour occupé la journée. Le guide conseillait de visiter Portsoy, « port de pêche historique », mais ce fut plutôt une déception (juste une banale petite ville se réveillant après une fête semble-t-il bien arrosée. On aurait pu y tourner un épisode de Broadchurch avec ce temps gris et ces rues désertes).

Nous avons cependant pu « sauver » la journée en visitant le château de Brodie. Ce château appartient au National Trust (qui propose une carte intéressante si vous souhaitez visiter plusieurs château lui appartenant, ce qui n’était pas notre cas cette fois encore – mais le sera sans doute la prochaine), et la visite guidée vaut vraiment le coup. Nous avions un guide pour nous tout seul qui connaissait toute l’histoire du clan Brodie, du château, de l’Ecosse et des pièces que nous avons visité (et il y en avait beaucoup, y compris, chose assez rare, les salles de jeux et chambre des enfants, chevaux à bascule et landeaux inclus). Ce fut une visite passionnante, le château est très bien entretenu, les pièces sont « vivantes » grâce aux tables dressés, bouquets de fleurs et autres objets disposés, et les jardins sont un endroit très agréable pour s’y promener et faire la sieste 🙂

Non loin d’ici, on trouve aussi une abbaye en ruine, l’abbaye cistercienne de Kinloss, qui connu de belles heures de gloire avant de servir de carrière de pierres et de cimetière local. On y trouve aussi un mémorial des deux guerres mondiales, et trouver les tombes de tous ces jeunes gens d’à peine 20 ans tombés pour sauver la France pince le coeur – les ruines attenantes renforcent encore cette mélancolie.

Bien que l’abbaye libre d’accès et généralement déserte, les panneaux explicatifs sont très bien fait et la visite vaut le détour si l’on s’intéresse à l’histoire locale.

Renard argenté

La ratatouille façon Papa

RatatouilleJ’ai toujours eu en tête que la base d’un potager, ce sont les légumes à ratatouilles – et de fait celui de mes parents a toujours eu ses rangées de tomates/poivrons/aubergines/courgettes. Les étés donnant à foison, on se retrouvait souvent avec ma mère à faire des conserves au kilomètre, et la ratatouille était effectuée dans sa plus simple expression – c’est à dire que les légumes étaient mis à cuire au fur et à mesure qu’ils étaient épluchés et taillés dans une seule casserole. C’est déjà très très bon (tout vient de la qualité des légumes de toute façon), moins gourmand en huile d’olive (le jus des tomates et des courgettes humectant l’ensemble) et beaucoup plus rapide (et ça fait moins de vaisselle).

Mais mon père la fait dans les règles de l’art. Comme je n’ai pas de jardin (juste une terrasse remplie de pots d’aromatiques et de plans de tomates) et donc plus d’invasion de légumes à endiguer, je la fais à présent comme lui.

Ingrédients (les proportions variront de toute façon selon ce que vous avez sous la main, mais dans l’idée) :

  • 3 ou 4 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • de l’huile d’olive (beaucoup)
  • des herbes (thym, basilic, laurier, romarin, je rajoute volontiers de la sauge, mais c’est à votre appréciation)
  • 2 grands poivrons
  • 3 belles aubergines
  • 4 courgettes
  • 6 tomates type Cornue des Andes (très charnues et sans trop de pépins)

Préparation :

  • Dans un grand faitout, faire chauffer à feu doux l’huile d’olive et ajouter dedans les oignons émincés, les gousses d’ail écrasées, les herbes (émincer les feuilles de sauge et basilic, effeuiller le romarin).
  • Eplucher les poivrons, les couper en lanières puis en dés, et les faire revenir à feu vif dans une poêle dans un fond d’huile d’olive.
  • Pendant ce temps, éplucher les aubergines et les couper en petits dés aussi (au besoin, enlever les graines).
  • Quand les poivrons sont cuits, les verser dans le faitout, remettre de l’huile d’olive dans la poêle et faire cuire les aubergines.
  • Pendant ce temps, éplucher les courgettes et les couper en petits dés (idem, enlever les graines si besoin). Penser à surveiller la poêle car les aubergines boivent beaucoup d’huile, en rajouter au besoin.
  • Quand les aubergines ont changé de couleur, les verser dans le faitout, et cette fois faire cuire les courgettes.
  • Pendant ce temps, éplucher les tomates (la peau part toute seule si elles sont bien mures, sinon un bain d’eau bouillante décole la peau), les épépiner et les couper en dés.
  • Une fois que les courgettes ont rendu leur eau, les verser dans le faitout et mettre les tomates à la place dans la poêle .
  • Dès que les tomates ont un peu cuit, les verser à leur tour dans le faitout et laisser mijoter à feu très doux encore pendant au moins un quart d’heure (plus si vous avez le temps et voulez la garder au chaud).

Cette façon de préparer les légumes permet de les confire individuellement, et de préserver leurs saveurs respectives. Le fait d’enlever la peau des poivrons et tomates n’est pas obligatoire, mais ça évite d’avoir des bouts de peau de ces légumes dans la ratatouille et préserve l’aspect fondant du ragoût.

Il est possible (je le fais parfois) d’ajouter des olives dénoyautées et coupées en rondelle en fin de cuisson, cela donne un goût supplémentaire qui s’accorde bien.

Vous pouvez la déguster seule (ce que l’on fait bien souvent) ou accompagné de semoule, riz, poisson, viande, avec de la mozzarella ajoutée dedans… c’est un plat qui n’est pas prise de tête pour ça !

 

Renard argenté

Ecosse – Eilean Donan Castle

La silhouette du château d’Eilean Donan évoquera certainement des souvenirs aux cinéphiles. Il sert de lieu de tournage dans Highlander, Rob Roy, Haute Voltige et Le Monde ne suffit pas.

Ce château du XII / XIIIe siècle tient bon jusqu’au XVIIIe où il servit de refuge pour les Jacobites, avant de se faire exploser par les Anglais. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il fut patiemment reconstruit par le clan MacRae, et la reconstruction a été faite dans le respect du style architectural. C’est assurément un des plus beaux châteaux d’Ecosse et l’un des plus inspirants, avec son pont et son emplacement au coeur de trois lochs.

La visite est très intéressante car le château a été de nouveau habité au XXe siècle avant d’être ouvert au public, et les pièces ont été laissées comme si l’on vivait encore dedans. De quoi rêver être un môme pour explorer tous les passages secrets, coursives et alcoves qui ne manquent pas d’être cachées un peu de partout !