Renard argenté

D.I.Y. * Col de Katniss Everdeen (Hunger Games)

 

Dans mes activités, on trouve aussi les costumes ^.^ Entre la reconstitution et le cosplay, une bonne partie de mes placards est occupé par des éléments de costume, qu’ils soient cousu main ou achetés. Mon projet 2016 était la tenue  de chasseresse de Katniss Everdeen (Hunger Games), pour plusieurs raisons. 1. elle est cool ; 2. ses éléments sont facilement portables au quotidien (au contraire d’une tenue de pilote X-Wings ^^) ; 3. c’est typiquement le genre de tenue qui me va bien, sans prise de tête, avec quelques détails peut-être difficiles à trouver mais pour le reste, ça reste du « cosplay placard » qu’on peut assez facilement se procurer.

Sans parler du personnage en lui-même qui me parle beaucoup 🙂

Je n’ai pas voulu faire du 100% « screen acurate » (pas une copie conforme du film), mais je me suis trouvé une réplique de la broche Mockingjay, j’ai cousu carquois en cuir et gantelet d’archer assorti, réalisé un livret de plantes médicinales à l’encre et… je me suis fabriqué moi-même le col en laine gris chiné qu’elle porte par dessus la veste en cuir.

Comme cela m’a beaucoup été demandé, je détaille ici la fabrication. Je suis partie de ce tutoriel : http://posthungergamessyndrome.tumblr.com/post/72127123344/hey-there-i-was-wondering-where-you-got-the

qui est en anglais et que je vous traduit donc, agrémenté de mes crash tests perso.

Note importante : vous allez devoir recourir au mètre de couturière et au produit en croix pour trouver vous-même les nombres de mailles à tricoter – parce que trouver la bonne laine n’est pas forcément évident (j’en ai trouvé une de la bonne couleur mais elle était en 5mm au lieu de 12…), et tout dépend aussi de vos mensurations. Je vous donnerai les longueurs qui me correspondent mais je suis grande, cela peut donc varier pour vous.

 

Et puis, où serait le plaisir si il ne fallait pas se creuser un peu la cervelle ^.^

 

Matériel :

  • 6 bandes de tissu de 10cm par 150 (d’une couleur proche de celle de la laine, j’ai pris du lin gris)
  • 3 bandes de tissu de 10cm par 180.
  • 10 pelotes de laine beige/gris chiné (j’ai trouvé une laine de la bonne couleur sur ebay, et par chance, c’est de la laine toute douce 🙂 Malheureusement elle n’est plus produite, j’ai dû prendre les dernières pelotes). Le mieux est d’avoir de la laine pour tricoter en 12mm, mais j’ai fais avec ce que j’ai trouvé (donc en tricotant en double…).
  • Aiguilles à tricoter de 12mm.

 

Marche à suivre pour le haut du col :

  • Faire 2 tresses avec les bandes de tissu en 150cm. La partie la plus longue (mais la plus simple) commence : il va falloir passer la laine autour de ces deux tresses, en faisant des 8 avec les brins pour les lier ensemble.
  • J’ai fais ça sur 70 cm, et j’ai rajouté ensuite 10 cm mais cette fois-ci en liant les deux tresses ensemble.
  • Temps moyen estimé : 6 épisodes de NCIS.
  • Ensuite, tresser ensemble les bandes de tissu en 180cm. Recommencer l’opération (cette fois c’est plus rapide, il n’y a qu’une tresse à habiller) sur 110cm. Vous voilà donc avec le troisième brin du col. Laissez-le de côté pour le moment.

 

Pour la partie tricot :

Premièrement, je ne saurais que vous conseiller de vous entraîner au point « Herringbone » (ou « arrête de poisson ») : https://www.youtube.com/watch?v=lP2IvOIT4mU . C’est un point tout simple, mais faite attention à tricoter lâchement ! Moi qui ai tendance à tricoter serré j’ai galéré jusqu’à trouver la bonne tension… Et tricoter 4 rangs revient à en tricoter 8, car le point Herringbone se fait sur deux rangs ^.^ Une fois que vous avez trouvé votre rythme de croisière, faites un test pour déterminer combien de mailles il vous faut pour faire 10 cm. Le produit en croix est votre ami, mais tout dépend à la fois du diamètre de la laine, de la taille des aiguilles et de votre façon de tricoter !

  • Une fois que vous avez vos repères, on commence par la partie haute (qui sera assemblée sous le col à proprement parler) : Monter le  nombre de mailles nécessaires pour avoir un rectangle de 110cm de large, et tricoter sur 12 cm en point Herringbone.
  • Ensuite vient la partie asymétrique. Monter le même nombre de mailles (donc 110cm de large ; notez que vous la porterez sur une veste, donc en prenant les mesures sur vous ajoutez un peu de marge), et tricoter sur 24cm mais en diminuant le nombre de mailles pour arriver à 85cm à l’autre extrémité.
  • Reste le petit triangle, qui sera plus rapide à faire : monter le nombre de mailles nécessaires pour avoir 20cm, et tricoter sur 16cm en diminuant toujours du même côté pour avoir un triangle rectangle.

Assemblage :

Assembler d’abord la partie haute du tricot (le rectangle de 110×12) à la troisième tresse du col que l’on a laissé libre jusque là. Puis coudre la largeur de gauche sur la tresse (reportez-vous aux photos ci-dessus, je ne sais pas expliquer autrement).

Coudre ce bout au col précédemment monté.

Assembler ensuite la deuxième bande tricotée (elle doit partir la pointe de l’épaule, pour donner un repère), et enfin le triangle qui vient fermer l’espace entre le col et la partie asymétrique.

 

Et voilà !

 

Et encore merci Evans et Marie-Emilie pour les photos, prises lors de la convention Générations Star Wars  à Cusset cette année !

 

Fougasse aux olives et tomates séchées

Fougasse aux olives et aux tomates séchées

Fougasse aux olives et tomates séchées

Mon premier souvenir culinaire de fougasse remonte à loin… une fête de la transhumance en Provence, des moutons qui bêlent, des grelots qui tintinnabulent et une fougasse encore chaude au fromage de chèvre et à la tomate. Une révélation ^.^

Paradoxalement je n’ai essayé que maintenant d’en faire, peut-être parce qu’en Alsace on ne trouve pas facilement de vraie fougasse, mais le premier test a été une réussite et ce n’est pas si compliqué que ça (en fait, pas compliqué du tout, juste un peu long dans les temps de levée !).

Je suis partie d’une recette de Cuisiner les produits méditerranéens, de Edda Onorato – son blog « Un déjeuner de soleil » est une source d’inspiration régulière 🙂

Comme à mon habitude, quelques variations en cours de route, notamment pour la farine : j’ai utilisé la farine « Plaisan’thym » de la minoterie Jouve (oui, quand je retourne chez moi, je remonte toujours avec des souvenirs de ce type 😀 ) qui est une farine de blé mélangée avec du thym, romarin et graines de sésame et tournesol. Bien sûr on peut faire le mélange soi-même, ou partir d’une farine blanche simple.

Ingrédients :

  • 260g de farine T45
  • 14cl d’eau
  • Olives vertes dénoyautées (les meilleures possibles 🙂 )
  • Tomates séchées réhydratées (à défaut de tomates confites)
  • 5 cs d’huile d’olive
  • 3g de levure sèche de boulanger (ou 8g de levure fraîche)
  • fleur de sel

 

Préparation :

  • La veille, réhydrater les tomates dans un bol d’eau chaude.

Pour la pâte :

  • Le jour même, délayer la levure dans 4cl d’eau et laisser reposer 10 minutes.
  • Mélanger la farine avec deux pincées de fleur de sel, 4 cs d’huile d’olive et former un puits.
  • Verser la levure délayée, et les 10cl d’eau restant, et mélanger avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la pâte se détache des parois et devienne lisse.
  • Malaxer alors la pâte pendant une dizaine de minutes, en la repliant sur elle même jusqu’à ce qu’elle devienne très souple.
  • Former une boule et la placer dans un saladier recouvert de film alimentaire.
  • Laisser lever une à deux heures (la pâte doit doubler de volume).

Pour la garniture :

  • Préchauffer le four à 220°C.
  • Ecraser la pâte avec les mains pour former un rectangle d’1cm d’épaisseur. Sur la largeur, parsemer la moitié du rectangle d’olives et tomates séchées.
  • Replier la pâte, sceller les bords, et faire des incisions en diagonale au couteau. Parsemer encore d’olives et de tomates.
  • Poser la fougasse sur une plaque recouverte de papier cuisson, et badigeonner d’huile d’olive. Saupoudrer de fleur de sel.
  • Faire cuire la fougasse une vingtaine de minutes jusqu’à ce qu’elle gonfle et dore.

A déguster chaude ou tiède !

Oeuf cocotte aux herbes de printemps

Oeufs cocotte de printemps

Oeuf cocotte aux herbes de printemps

Une recette que je n’avais pas exécuté depuis longtemps, je ne sais trop pourquoi car elle est pourtant associée à des week-ends chez mes parents, d’un plat rapidement exécuté avec les œufs des poules de Mémé Guite et les herbes fraîches du jardin.

Mémé Guite est un peu trop loin et ses poules trop vieilles pour me fournir les œufs (à défaut, je prend des œufs bio, même s’ils ne sont pas aussi beaux ni aussi colorés), mais ma terrasse est pleine de pots d’aromatiques et mon cerfeuil donne à plein.

Ingrédients (pour 4 ramequins) :

  • 25cl de crème d’avoine (ou crème fraîche bien sûr)
  • 1 bouquet de cerfeuil (ou n’importe quelle aromatique : ciboulette, persil, thym frais, basilic…)
  • sel poivre
  • 4 œufs bien frais

Préparation :

  • Mélanger la crème aux herbes ciselées, saler et poivrer.
  • Disposer les 4 ramequins au fond d’un plat, et remplir d’eau jusqu’à la moitié des ramequins (la cuisson se fait au four et au bain-marie)
  • Mettre deux cs de crème au fond de chaque ramequin, puis casser l’œuf par-dessus.
  • Enfourner à 180°C pendant 10 à 15 minutes (le jaune doit rester mollet).

Servir chaud avec des mouillettes et une salade.

Sablés au thé du Hammam et chocolat blanc

Sablés au Thé du Hammam et chocolat blanc

Sablés au thé du Hammam et chocolat blanc

Pour Pâques, mon compagnon m’a offert un assortiment de thés et chocolat du Palais des Thés – qui accorde l’un avec l’autre comme on accorderait du vin avec du fromage. Personnellement je préfère le thé et le chocolat 😀 Et bien ce n’était pas du tout un simple positionnement marketing car les accords sont vraiment bien faits et équilibrés. Ce qui m’a donné l’idée d’en faire des… sablés, biscuits croustillants au thé et recouvert du chocolat assorti.

En l’occurrence, Thé du Hammam avec chocolat blanc 🙂

Ingrédients (pour un cinquantaine de biscuits) :

  • 250g de farine,
  • 2 cs de Thé du Hammam (un thé vert aux arômes de rose, datte verte, fruits rouges et fleur d’oranger)
  • 2 pincée de sel,
  • 225g de beurre à température ambiante,
  • 60g de sucre glace,
  • 2 cs de zeste d’orange non traitée (je zeste toujours mes agrumes bios et les fait sécher pour les utiliser plus tard en infusion ou pâtisserie).
  • 100g de chocolat blanc à pâtisser (de qualité, ici de chez les Frères Henner à Strasbourg)

Préparation :

  • Moudre le thé du Hammam (ou n’importe quel autre thé vert avec le même genre de parfum) au mortier avec les zestes s’ils sont secs.
  • Dans un saladier, mélanger la farine, le thé moulu et le sel.
  • Battre en pommade le beurre avec le sucre glace (et les zestes s’ils sont frais), et incorporer le mélange de farine petit à petit jusqu’à obtenir une boule de pâte bien homogène.
  • Former deux boudins de 4 cm de diamètre, aplatir les extrémités et placer au frigo pendant une à deux heures, pour qu’ils durcissent.
  • Couper alors des tranches de 5mm d’épaisseur (c’est là que l’homogénéité a son importance, sinon la pâte se casse au moment de couper) et les poser sur une plaque à pâtisserie, sans trop les serrer ! A la cuisson ils s’étaleront un peu 😉
  • Enfourner à 180°C pendant 10 à 15 minutes (jusqu’à ce que les bords colorent).
  • Les laisser refroidir avant de faire fondre le chocolat au bain marie.
  • Appliquer une petite couche de chocolat sur la moitié des biscuits.
  • Laisser figer le chocolat avant de mettre en boîte (une demie-heure au frigo accélère le processus).

Le Palais des thés déclinait le chocolat noir avec un thé Grand Yunnan, et le chocolat au lait avec un thé vert à la poire, pour les prochaines variante 🙂

Vaux-le-Vicomte, point de vue de la Transparence

France – Château de Vaux-le-Vicomte

Toujours dans la virée châtelaine de Pâques 2015, cette fois c’est le Château de Vaux-le-Vicomte qui nous a occupé la journée. Mieux vaut prendre les billets sur internet, surtout en période de Pâques, cela évite de se retrouver noyés dans la masse grouillante de familles et permet de couper directement la file… Nous avons opté pour une visite entre midi et deux aussi, c’était un petit miracle de n’avoir que trois ou quatre personnes en même temps que nous dans chaque pièce… surtout vu la masse de monde au dehors (éviter Pâques à Vaux-le-Vicomte. La chasse aux oeufs n’a vraiment aucun intérêt de toute façon ^^).

Autant Fontainebleau fut le résultat de siècles de constructions par  la royauté Française, autant Vaux-le-Vicomte est le travail d’un seul homme : Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV.

Louis le Vau (premier architecte du Roi), Charles le Brun (fondateur de l’académie de peinture), et Le Nôtre, que l’on ne présente plus, déployèrent à Vaux-le-Vicomte tous leurs talents, si bien que Versailles n’est qu’une copie de ce château (que je compte dans les plus beaux châteaux français, avec Chambord).

Je vous conseille vivement de faire attention à toutes les merveilles de perspectives et trompe-l’oeil mis en oeuvre par ces trois artistes-là… « Le point de vue de la Transparence » aura été abondamment copié par les admirateurs étrangers (y compris jusqu’au « Château de la Reine » à Stockholm) mais sans égaler cette précision d’orfèvre !

 

Château de Fontainebleau - entrée principale

France – Château de Fontainebleau

Petite publication programmée pendant que je profite des vacances en Auvergne ; c’est l’occasion de rattraper quelques souvenirs et photographies 🙂

L’an dernier, à Pâques, nous avons passé un week-end châtelain à Fontainebleau et Vaux-le-Vicomte, deux magnifiques châteaux que nous n’avions pas encore visité.

Le Château de Fontainebleau fut la demeure favorite de François Ier, et l’influence de la Renaissance y est très palpable dans ses intérieurs, même si le château en lui-même puise dans plusieurs époques, du Moyen-Âge (XIe siècle) au XIXe siècle (avec le Théâtre de Napoléon III). Henri IV (qui l’agrandit de plusieurs ailes et d’un jeu de paume), Louis XIV (qui fit retravailler ses jardins et ajouté un théâtre), puis plus tard Napoléon Ier (qui y tînt sa cour) ne sont que quelques uns des plus illustres couronnés à y avoir vécu.

Les parcs environnants ne sont pas en reste, en terme de mélange de genres et d’époques, entre le Jardin de Diane, le Jardin anglais, les parterres redessinés par Le Nôtre et le parc avec son canal (mis en place avant même celui de Versailles).

 

 

Fontainebleau fut très agréable car nous nous sommes arrangés pour éviter la foule de touristes et visiter le gros du château entre midi et deux, tout en gardant les jardins pour l’après-midi.

Pour qui aime l’histoire et prendre le temps de mettre ses pieds dans les pas de l’Histoire, il faut bien compter cinq heures pour profiter de l’endroit !