Les bases de la cosmétique maison

Histoire de bien débuter dans ses tambouilles 🙂

Pour faire ses propres cosmétiques, il y a quelques éléments de base à connaître. Les ingrédients, l’hygiène, la conservation. Tout le reste après n’est qu’amusement 😉

Ingrédients

Les huiles végétales (HV)

Bio de préférence, ou avec des plantes sauvages, première pression à froid : les propriétés des plantes sont conservées au maximum, sans adjonction de produits chimiques.

L’huile de base, c’est l’huile d’amande douce : elle convient à toutes les peaux, sert de support à toutes les préparations (huile de massage, macérât de plantes, baumes, crèmes, laits, biphasés…). Facile à trouver, elle fait aussi partie des huiles les moins chères.

Le choix d’autres huiles dépendra ensuite des besoins et des envies. Mon trio d’indispensable est argan / rose / amande douce.

Les beurres végétaux

Dans la même lignée que les huiles, les beurres végétaux sont un support très pratique pour la fabrication de baumes. Le plus connu est le beurre de karité (que je conseille désodorisé), très riche et nourrissant. Mais il existe aussi du beurre de cacao, d’amande douce (un vrai coup de cœur), d’abricot (idem)… etc, etc. Chacun a ses propriétés, une odeur et une texture particulière.

Mention spéciale pour le beurre de coco (en réalité l’huile, mais elle ne devient liquide qu’à une certaine température) que j’utilise comme démaquillant et baume de nuit l’hiver.

Les hydrolats (HY)

Les hydrolats sont obtenus par distillation (et non par infusion) de plantes ou de fruits (pareil, bio ou sauvage). Utilisées pures, on en fait des lotions, à brumiser à volonté. Sinon, en mélange avec des huiles pour faire des bi-phasés, laits ou crèmes.

L’hydrolat de lavande est bon-à-tout (et peu cher, facilement trouvable). Avec l’hydrolat de fleur d’oranger de même (mon fétiche, que j’utilise aussi abondamment en pâtisserie), et l’hydrolat de rose, voilà mon trio d’indispensables.

Les huiles essentielles (HE)

les huiles essentielles sont obtenues en même temps que les hydrolats lors de la distillation. Ce sont des concentrés de principes actifs, à utiliser avec précaution et beaucoup de modération — et surtout pas pures, ni sur des zones sensibles, que ce soit muqueuses ou plaies.

L’huile essentielle incontournable (s’il n’y en avait qu’une, ce serait celle ci) : la lavande (Lavandula angustifolia). C’est la seule à pouvoir être appliquée pure sur la peau sans dangers (elle et celle de lavandin). Très efficace ainsi contre les boutons (que ce soit piqûres d’insectes ou acné) — néanmoins, sur des grandes surface, je préfère utiliser un roll-on, dans lequel j’ai mis un mélange d’huile d’amande et d’HE lavande. En inhalation, contre les maux de tête, les rhumes, la déprime. En huile de massage, décontractant, apaisant sur les brûlures, rafraichissante, etc, etc…
Les autres huiles, fonction des besoins, comme le reste.

Les cires

Pour faire un baume à base d’huile, pour émulsionner huile et eau, les cires sont incontournables.

La cire d’abeille est très appréciable pour la fabrication de baumes : il suffit de la fondre, puis de mélanger avec l’huile tiédie, et on obtiendra un baume très crémeux et très parfumé, avec toutes les propriétés nourrissantes de la cire d’abeille.

Il existe des cires émulsionnantes qui font des miracles quand on veut réaliser des laits ou des crèmes.

Et des cires florales, qui sont naturellement parfumées (j’ai de la cire de mimosa, de rose, d’abricot et de fleur d’oranger… oui, je suis une gourmande 😉 ).

Le gel d’aloe vera

Il fait des miracles en hydratation, que ce soit pour les cheveux (depuis que je l’utilise comme soin sur les pointes, j’ai beaucoup moins de fourches) ou la peau. On peut l’utiliser pur, ou en mélange avec hydrolats et huiles.

Autres

Il est possible d’ajouter de la complexité à ses cosmétiques avec d’autres additifs : colorants, extraits aromatiques, fragrances, vitamines, extraits secs, etc…

L’hygiène

On a beau faire ses cosmétiques dans sa cuisine, ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger l’hygiène… Toujours veiller à avoir des contenants propres (les faire bouillir dans de l’eau, c’est un bon moyen de s’assurer de leur propreté), un plan de travail idoine (désinfecté au vinaigre blanc par exemple), et des ustensiles de même tonneau.

Personnellement, je ne vais quand même pas jusqu’à travailler avec gants et masques…

La conservation

La conservation des cosmétiques maison est le nerf de la guerre. Il existe des conservateurs totalement naturels, vitamine E et Extrait de Pépin de Pamplemousse (EPP), à utiliser dans les bonnes proportions (l’EPP est très concentré). Mais même avec ça, il y a des ratés. Faute d’avoir un mini-frigo-de-salle-de-bain, je fais donc toutes mes préparations « à risque » (donc, dès qu’il y a mélange huile+eau) en petites quantités. Et au moindre changement suspect, je jette.

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