Sérum rose argan

Sérum rose – argan

Sérum rose argan

Recette perdue en cours de migration, mais que j’ai déjà fait tellement de fois que je m’en souviens par coeur. La simple association de deux des huiles les plus puissantes que j’ai utilisée, en symbiose pour protéger la peau de la déshydratation, des rides et des signes de l’âge (qui finiront par venir, mais le plus tard possible !).

Ingrédients :

  • 1/3 d’huile de rose musquée (cicatrisante, régénérante, anti-oxydante)
  • 2/3 d’huile d’argan (éventuellement macérée avec de la vanille au préalable) (nourrissante, protectrice, réparatrice, anti-âge)
  • Quelques gouttes d’huile essentielle de rose de Damas (astringente, tonique et régénérante)
  • Quelques gouttes d’huile essentielle de camomille (facultatif, mais pour les peaux sensibles elle est calmante et cicatrisante)
  • Quelques gouttes d’extrait d’acanthe sauvage (cicatrisant et régénérant)

Préparation :

Mélanger. Si l’on n’a pas les huiles essentielles et l’extrait d’acanthe sauvage, on peut tout à fait s’en passer : les huiles végétales sont déjà une très bonne base.

 

Application :

Quelques gouttes sur le visage le matin et le soir, en tout cas pour moi qui ai une peau ayant tendance à tirailler. Je la met après avoir appliqué de l’hydrolat (ou tout autre hydratant).

Ce sérum est un régal, très fin et rapidement absorbé, mais très protecteur (même si par temps froid j’ai tendance à ajouter une crème par dessus le jour, ou du beurre de coco le soir). Il est vraiment rentré dans ma routine, et la macération des gousses de vanille dans l’huile d’argan lui donne une odeur terriblement gourmande <3

Je crois que c’est une des recettes les plus satisfaisantes : après avoir regardé les prix des sérums sur le marché (je ne parle même pas des sérum bio !), où les proportions d’huile de rose et d’argan sont ridicules et où on trouvera plutôt de l’huile d’amande douce qu’autre chose… ça vaut le coup d’investir un peu dans une bonne huile d’argan et de rose !

Renard argenté

Les bases de la cosmétique maison

Histoire de bien débuter dans ses tambouilles 🙂

Pour faire ses propres cosmétiques, il y a quelques éléments de base à connaître. Les ingrédients, l’hygiène, la conservation. Tout le reste après n’est qu’amusement 😉

Ingrédients

Les huiles végétales (HV)

Bio de préférence, ou avec des plantes sauvages, première pression à froid : les propriétés des plantes sont conservées au maximum, sans adjonction de produits chimiques.

L’huile de base, c’est l’huile d’amande douce : elle convient à toutes les peaux, sert de support à toutes les préparations (huile de massage, macérât de plantes, baumes, crèmes, laits, biphasés…). Facile à trouver, elle fait aussi partie des huiles les moins chères.

Le choix d’autres huiles dépendra ensuite des besoins et des envies. Mon trio d’indispensable est argan / rose / amande douce.

Les beurres végétaux

Dans la même lignée que les huiles, les beurres végétaux sont un support très pratique pour la fabrication de baumes. Le plus connu est le beurre de karité (que je conseille désodorisé), très riche et nourrissant. Mais il existe aussi du beurre de cacao, d’amande douce (un vrai coup de cœur), d’abricot (idem)… etc, etc. Chacun a ses propriétés, une odeur et une texture particulière.

Mention spéciale pour le beurre de coco (en réalité l’huile, mais elle ne devient liquide qu’à une certaine température) que j’utilise comme démaquillant et baume de nuit l’hiver.

Les hydrolats (HY)

Les hydrolats sont obtenus par distillation (et non par infusion) de plantes ou de fruits (pareil, bio ou sauvage). Utilisées pures, on en fait des lotions, à brumiser à volonté. Sinon, en mélange avec des huiles pour faire des bi-phasés, laits ou crèmes.

L’hydrolat de lavande est bon-à-tout (et peu cher, facilement trouvable). Avec l’hydrolat de fleur d’oranger de même (mon fétiche, que j’utilise aussi abondamment en pâtisserie), et l’hydrolat de rose, voilà mon trio d’indispensables.

Les huiles essentielles (HE)

les huiles essentielles sont obtenues en même temps que les hydrolats lors de la distillation. Ce sont des concentrés de principes actifs, à utiliser avec précaution et beaucoup de modération — et surtout pas pures, ni sur des zones sensibles, que ce soit muqueuses ou plaies.

L’huile essentielle incontournable (s’il n’y en avait qu’une, ce serait celle ci) : la lavande (Lavandula angustifolia). C’est la seule à pouvoir être appliquée pure sur la peau sans dangers (elle et celle de lavandin). Très efficace ainsi contre les boutons (que ce soit piqûres d’insectes ou acné) — néanmoins, sur des grandes surface, je préfère utiliser un roll-on, dans lequel j’ai mis un mélange d’huile d’amande et d’HE lavande. En inhalation, contre les maux de tête, les rhumes, la déprime. En huile de massage, décontractant, apaisant sur les brûlures, rafraichissante, etc, etc…
Les autres huiles, fonction des besoins, comme le reste.

Les cires

Pour faire un baume à base d’huile, pour émulsionner huile et eau, les cires sont incontournables.

La cire d’abeille est très appréciable pour la fabrication de baumes : il suffit de la fondre, puis de mélanger avec l’huile tiédie, et on obtiendra un baume très crémeux et très parfumé, avec toutes les propriétés nourrissantes de la cire d’abeille.

Il existe des cires émulsionnantes qui font des miracles quand on veut réaliser des laits ou des crèmes.

Et des cires florales, qui sont naturellement parfumées (j’ai de la cire de mimosa, de rose, d’abricot et de fleur d’oranger… oui, je suis une gourmande 😉 ).

Le gel d’aloe vera

Il fait des miracles en hydratation, que ce soit pour les cheveux (depuis que je l’utilise comme soin sur les pointes, j’ai beaucoup moins de fourches) ou la peau. On peut l’utiliser pur, ou en mélange avec hydrolats et huiles.

Autres

Il est possible d’ajouter de la complexité à ses cosmétiques avec d’autres additifs : colorants, extraits aromatiques, fragrances, vitamines, extraits secs, etc…

L’hygiène

On a beau faire ses cosmétiques dans sa cuisine, ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger l’hygiène… Toujours veiller à avoir des contenants propres (les faire bouillir dans de l’eau, c’est un bon moyen de s’assurer de leur propreté), un plan de travail idoine (désinfecté au vinaigre blanc par exemple), et des ustensiles de même tonneau.

Personnellement, je ne vais quand même pas jusqu’à travailler avec gants et masques…

La conservation

La conservation des cosmétiques maison est le nerf de la guerre. Il existe des conservateurs totalement naturels, vitamine E et Extrait de Pépin de Pamplemousse (EPP), à utiliser dans les bonnes proportions (l’EPP est très concentré). Mais même avec ça, il y a des ratés. Faute d’avoir un mini-frigo-de-salle-de-bain, je fais donc toutes mes préparations « à risque » (donc, dès qu’il y a mélange huile+eau) en petites quantités. Et au moindre changement suspect, je jette.

Renard argenté

Parfum d’intérieur

Un moyen tout simple de parfumer sa maison (plus simple que de cuisiner des gâteaux), c’est encore de réaliser soi-même son parfum d’intérieur. Le concept est vraiment très simple : mélanger des huiles essentielles à de la vodka et mettre le tout dans un vaporisateur ! Voilà deux recettes, mais vous pouvez décliner à l’envie 🙂

Parfum d’intérieur « Sous le figuier »

Ingrédients :

  • 48 ml de vodka
  • 20 gouttes he menthe verte
  • 15 gouttes he lavande fine
  • 15 gouttes he tea-tree
  • 15 gouttes d’arôme naturel de figue.

 

Parfum d’intérieur « Mon beau sapin »

Ingrédients :

  • 48 ml de vodka
  • 30 gouttes HE sapin de Sibérie
  • 15 gouttes HE orange
  • 15 gouttes d’extrait aromatique de pain d’épices

Préparation :

Mélanger les he à la vodka. Secouer avant de vaporiser.

Renard argenté

Tapenade

Une recette que je réalise souvent pour les apéros avec les copains, sur le même mode : la tapenade. C’est bête comme chou et prêt en deux coups de mixeur, et on peut varier les épices à loisir. En l’occurrence, voici mes basiques :

Tapenade noire à la sauge :

Ingrédients

  • 250g d’olives noires dénoyautées (de préférence avec des olives de qualité, je prend souvent des olives « à la grecque » pour ça)
  • 125g de câpres
  • De l’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 3 à 5 feuilles de sauge
  • Sel, poivre

Mixer le tout, allonger plus ou moins d’huile d’olive selon le goût.

Tapenade verte au basilic :

Ingrédients

  • 250g d’olives vertes dénoyautées (idem, de la meilleur qualité possible. J’ai une préférence pour les Luques)
  • 125g de câpres
  • De l’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • Une belle branche de basilic
  • quelques gouttes de jus de citron
  • Sel, poivre

Tout pareil, mixer finement les ingrédients.

Renard argenté

Tarte aux poires façon mendiant

Et voilà le dessert d’un mini-moot impromptu !

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 200g de farine
  • 85g de sucre glace
  • 1 oeuf
  • 100g de beurre doux en dés.

Garniture :

  • 3cs de noisette en poudre
  • 3 poires (Angélys en l’occurence, je ne connaissais pas)
  • Une poignée de pistaches décortiquées NON SALEES
  • Une poignée de pignons de pin
  • Une poignée d’amandes effilées
  • 2cs de miel

Préparation :

  • Préparer la pâte en mélangeant le beurre en dés avec la farine, le sucre et l’oeuf battu. Laisser reposer au frais 10 minutes.
  • Etaler la pâte et la déposer au fond du moule à tarte. Piquer, et saupoudrer de noisette en poudre. Cuire à blanc une dizaine de minutes.
  • Pendant ce temps, faire torréfier les pistaches, pignons et amandes, à sec dans une poêle. Prendre garde à bien remuer régulièrement.
  • Peler les poires et les couper en tranches.
  • Disposer sur le fond de tarte, répartir les fruits torréfiés dessus, et dans la poêle encore chaude, faire fondre le miel (et là l’appart’ est définitivement parfumé). Verser sur le tout.

Enfourner 30 minutes à 180°C.

Renard argenté

Publications

Certains de mes articles et de mes textes ont été publiés sur du vrai papier ! Voici la bibliographie des ouvrages où vous pourrez retrouver ma plume 🙂

« Aux Frontières », in Errances en Faërie

ed. Skiophoros : http://www.skiophoros.org/

Les sept textes qui composent ce recueil — initialement publiés sur le site Jrrvf (www.jrrvf.com) dédié à Tolkien — sont autant d’invitations à la découverte des royaumes de Faërie. Tantôt serpentant sous de mélodieux scintillements d’étoiles, tantôt s’insinuant à l’ombre de quelques créatures chimériques, ils livrent au lecteur un horizon atypique des frontières toujours incertaines du merveilleux. Pour peu qu’il se prenne au jeu de ces errances, c’est alors aux confins de son propre univers imaginaire que le lecteur aura peut-être la surprise de se retrouver. Car si ils sont des voyages en pays fantasques et inconnus, les contes de Faërie sont avant tout des labyrinthes vertigineux aux miroirs asymétriques, par dessus lesquels on se penche comme on scrute l’abysse.

« Le Saule et le Bouleau — Symbolique de l’arbre chez Tolkien » in Tolkien, le façonnement d’un monde (volume 1)

https://sites.google.com/site/dragonbrumeux/home

Issu de l’imagination féconde de J. R. R. Tolkien (1892-1973), le monde merveilleux de la Terre du Milieu n’a cessé de charmer les lecteurs du Seigneur des Anneaux, de Bilbo le Hobbit ou du Silmarillion. Mais au-delà des grands thèmes philosophiques ou religieux d’une œuvre majeure de la littérature de l’imaginaire, l’engouement pour les écrits de Tolkien tient aussi à leur surprenante richesse. De nombreux éléments viennent conférer à ce monde sa vraisemblance et sa crédibilité.

Si la Terre du Milieu s’inscrit dans une trame historique profonde et un espace géographique détaillé, c’est aussi un monde animé, traversé par la vie de toute une faune fabuleuse et de toute une flore chatoyante, dont les moindres détails sont souvent fascinants de précision. C’est un monde sur lequel se lèvent et se couchent, jour après jour, la Lune et le Soleil, réglant les calendriers complexes des peuples qui l’habitent et qui, la nuit venue, lèvent leurs yeux contemplatifs vers les cieux étoilés pour en nommer à leur façon les constellations.

Les essais présentés dans ce recueil ont pour but de parcourir et d’illustrer, modestement, quelques-uns de ces sujets, autour de la botanique et de l’astronomie.

Essai sur Smith de Wootton Major (traduction du texte de Tolkien), in L’Arc et le Heaume – Hors-série : Tolkien 1892-2012

http://www.tolkiendil.com/asso/mag/hs1

1892 : À Bloemfontein, dans l’État libre d’Orange, en Afrique du Sud, le banquier Arthur Reuel Tolkien et sa femme Mabel donnent naissance à John Ronald Reuel Tolkien.

2012 : Cent-vingt ans ont passé depuis la naissance du professeur. Pour commémorer cet anniversaire tout en continuant à agir pour la promotion de l’œuvre de J.R.R. Tolkien dans le monde francophone, l’association Tolkiendil a voulu, pour cette occasion, éditer un numéro hors-série de son magazine L’Arc et le Heaume. Nous avons donc contacté quelques noms connus du cercle des études et arts tolkieniens, étrangers ou français, en leur demandant d’écrire un article pour ce volume. Seule condition, ce recueil d’articles devait contenir un maximum d’inédits pour le public francophone.

C’est ainsi que nous avons pu réunir un panel de personnalités diverses afin de contenter un maximum de lecteurs. Nous sommes honorés que des universitaires comme Tom Shippey (The Road to Middle-earth), Thomas Honegger (Good Dragons are Rare), Isabelle Pantin (Tolkien et ses légendes), etc. ; des artistes et auteurs comme Ted Nasmith, célèbre illustrateur mais également musicien s’inspirant de l’œuvre de Tolkien etUrsula K. Le Guin, auteure des fameux cycles de Terremer et de l’Ekumen ; mais également des amateurs éclairés comme Bertrand Bellet(Glǽmscrafu) ; aient répondu à notre invitation. Vous pouvez découvrir le sommaire provisoire ci-dessous.

Avec ce volume, qui se veut plus sérieux que les volumes précédents mais néanmoins toujours le plus abordable possible pour notre lectorat, L’Arc et le Heaume se place dans la lignée des publications francophones que sont les Feuille de la Compagnie n°1 et 2 de Michaël Devaux ou le recueilTolkien : trente ans après (1973 – 2003) de Vincent Ferré.

L’Arbre Blanc : « Souvenir des Eldar et de la lumière de Valinor » in L’Arc et le Heaume n°3 – Númenor

http://www.tolkiendil.com/asso/mag/mag3

[…] tous les rédacteurs du troisième numéro de l’Arc et le Heaume sont heureux de vous proposer un dossier sur Númenor, sur son histoire et les idées-forces qui s’y rattachent. Julien Mansencal nous invite à un voyage au long cours en rendant compte des deux volumes del’Histoire de la Terre du Milieu qui s’intéressent particulièrement à la Submersion. Dans la section « Synthèse », Maria Kayed et Christophe Coevoet résument à l’intention des historiens en herbe la grandeur et la décadence de la «  Terre du Don  » que les Valar accordèrent aux Edain en récompense de leurs tribulations pendant les guerres du Beleriand. Une carte géographique et un arbre généalogique des rois de Númenor, élaborés par Damien Bador et illustrés par Pascal Legrand, complètent cet aperçu. De son côté, Vivien Stocker étudie la flore insulaire avec son « Herbier de Númenor ».

Dans les «  Essais  », Stéphanie Loubechine étudie la symbolique de l’Arbre Blanc, lien entre les Terres Immortelles et les Númenóriens. En quête des sources qui contribuèrent à inspirer Tolkien pour son mythe atlante, Madeleine Brice met en parallèle le Conseil du Sceptre de Númenor et lePrivy Council anglais. En médiéviste consommé, Didier Willis explore quant à lui les mappemondes anglo- saxonnes conservées à la British Library à la recherche d’une source pour la forme que Tolkien attribue à l’île de Númenor. Se souvenant des prêtres de Saïs auxquels Platon fait remonter la légende de l’Atlantide, Vivien Stocker dresse un portrait des Dúnedain en Égyptiens de la Terre du Milieu. Remontant l’écheveau des manuscrits réels et imaginaires, votre serviteur cherche à exposer comment Númenor servit de pivot dans la transmission de l’antique savoir des Elfes aux Hommes du monde actuel. Préoccupé par les erreurs scribales, Julien Mansencal revient sur les problèmes d’adaptation et de traduction du texte de l’« Akallabêth  », publié par Christopher Tolkien en quatrième partie du Silmarillion de 1977. Pour conclure ce dossier et ouvrir de nouvelles perspectives aux passionnés, Julien Carbon nous présente une autre approche fictionnelle du mythe platonicien avec ses notes de lecture sur les Enfants de l’Atlantide de Bernard Simonay, tandis que Grégory Specq a établi une bibliographie sélective sur Númenor et l’Atlantide. […]