Carte postale d’automne — 8 octobre 2008

La pluie tambourine sur les voiles noires
des parapluies fatigués
Deux pies en conciliabule secouent un cèdre avachi
et le pas alourdi d’eau des passants voutés
pèse sur le chemin

Pourtant, les bouleaux à la peau blanche
dressent fièrement leur feuillage doré
et si l’on tend l’oreille, les gouttes elles-mêmes
ne s’écrasent pas dans un bruit mat sur le sol
mais rebondissent, légères
et emperlent les brins d’herbes
et les quelques feuilles mortes oubliées par les ramasseurs

Se redresser lever le nez
sourire aux bouleaux
secouer le parapluie
et retrouver un pas léger

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